De la gastronomie italienne

Delia Morinelli a cuisiné toute sa vie et elle ne va pas arrêter maintenant qu’elle a 80 ans. En effet, elle profite de sa neuvième décennie en relevant un nouveau défi: son premier restaurant. Sur la terrasse de sa maison à flanc de colline dans le village côtier de Pioppi, à deux heures au sud de Naples, A Casa di Delia, est accessible par d’étroites marches en pierre à travers un jardin. Des tables à l’ombre des vignes, les convives donnent sur la mer Tyrrhénienne, où les véliplanchistes laissent des traces blanches dans l’eau bleue étincelante. Il n’y a pas de menu. Au lieu de cela, le fils de Délia, Angelo, qui retourna de Rome en Campanie pour aider sa mère, nous apporta plat après plat des spécialités de saison: anchois au citron; de larges lanières de pâtes faites maison avec des tomates, des câpres, des olives et du thon; plus d’anchois, cette fois frits; melanzane parmigiana – une aubergine riche, oozy, la cuisson des tomates et du fromage. Nous avions à peine de la place pour le cannoli, fait à la main en utilisant le bambou qui pousse autour de la maison, et farci de crème au chocolat. C’était une fête typique de la Campanie, une région réputée pour ses fruits de mer, ses tomates (que l’on dit être le secret de la pizza napolitaine) et la mozzarella au bison – mais il n’y a rien de typique à Delia. Des décennies avant que Jamie Oliver ne tire sa fortune de la cuisine rustique du sud de l’Italie, Delia a joué son rôle en apportant la façon de manger locale à l’attention du monde entier. Pendant 40 ans, elle a travaillé comme gouvernante et cuisinière pour le scientifique américain Ancel Keys, qui a déménagé à Pioppi au début des années 1960 après avoir étudié le lien entre l’alimentation locale et le faible taux de maladies cardiovasculaires dans la région. « Il voulait manger ce que je cuisinais pour Giannino », me dit Delia en souriant à son mari de 87 ans, un ancien pêcheur. Keys a inventé le terme «régime méditerranéen», en détaillant ses avantages – et certaines des recettes de Delia – dans Comment bien manger et rester bien à la méditerranéenne, co-écrit avec sa femme et publié en 1975. Le livre met le joli mais autrement banal village de pêcheurs de Pioppi sur la carte. Un ancien palais sur le front de mer abrite aujourd’hui le musée de la diète méditerranéenne, qui met en évidence les avantages pour la santé de beaucoup de fruits et légumes, de poissons gras et de viande limitée; et les nombreux légumes et céréales de spécialité cultivés dans la région. Pendant ce temps, Delia est une célébrité locale et un ambassadeur officiel de l’alimentation. Juste au sud de la côte d’Amalfi, le Cilento est le deuxième plus grand parc national d’Italie, mais relativement peu de touristes étrangers viennent ici. Ceci est en partie dû à l’accès – il est à environ deux heures de route de l’aéroport de Naples – et en partie à cause d’un manque d’hébergement à grande échelle. Nous avons passé une semaine à Le Favate, un agriturismo dans une maison du 17ème siècle à quelques miles à l’intérieur des terres de la ville balnéaire d’Ascea. Géré par Caterina Socco, dont le grand-père a ouvert le premier agritourisme du parc en 1989 et dont la maman cuisine, c’est tout ce que vous pouvez désirer dans un refuge italien – une belle entreprise familiale isolée avec une nourriture fantastique que nous ne pourrons jamais terminer. Au coucher du soleil, notre bâtiment a embrasé l’orange et les hirondelles ont bombardé la piscine. Pour en savoir plus, allez sur le site du séminaire en Italie.

Quand les sportifs mangent mal

Le colloque «Nutrition et performance», organisé hier à Zéralda par le Comité olympique et sportif algérien, en partenariat avec le Groupe algérien de médecine et traumatologie du sport (Gamets), a été dédié à la mémoire du journaliste Ahmed Achour, décédé jeudi. Une minute de silence a été observée à sa mémoire. Pour revenir au colloque, la présidente de la commission médicale au sein du COA, Feriel Chouiter, qui a fait une intervention sur le thème «Bien boire pour éviter les déboires», a au passage regretté la «défaillance» des médecins qui exercent au niveau des fédérations sportives algériennes. Le docteur Amine Loughraïb, spécialiste en médecine du sport, qui a fait une communication sur «L’alimentation et la course à pied», dira : «Au cours de ce colloque, on a donné des recommandations afin que les encadreurs techniques se dirigent vers des nutritionnistes avant d’adopter un programme de préparation. Car par méconnaissance, beaucoup de sportifs, y compris parmi ceux qui ont des salaires élevés, ne récupèrent assez bien et ne mangent pas comme il se doit. Il faut dire que l’encadrement est totalement inopérant, les encadreurs ignorent que les carences générales n’aident pas à une bonne pratique sportive. Les athlètes qui négligent ce volet indispensable ne sont pas pris en charge sur le plan nutritionnel.» D’autres thèmes étaient au programme de ce colloque. A titre d’exemple, le professeur Yekdah, de la Fédération algérienne de football, a évoqué «L’évaluation du statut nutritionnel et métabolique de l’EN olympique de football en période précompétitive».

Intelligence artificielle en cuisine

Impossible pour un passionné de cuisine de passer à côté de cette nouvelle : le premier chef cuistot ordinateur est né ! Développé par IBM et allié au magazine Bon Appétit (qui a fourni les 9000 recettes de base à sa mémoire), ce super-ordinateur, baptisé Chef Watson, est capable de créer ses propres recettes : des recettes entièrement originales en combinant des molécules dont l’association semble plaire aux humains. Ce super-ordinateur n’est pas un illustre inconnu : il s’était déjà fait remarquer en gagnant au jeu télévisé Jeopardy contre des humains, et une autre version de lui travaille depuis quelque temps comme assistant au diagnostic sur le cancer. L’objectif du projet Watson est de servir d’aide à la créativité en cuisine. Chef Watson n’a donc pas vocation à remplacer l’humain selon IBM, mais plutôt à lui proposer de nouvelles associations d’ingrédients pour imaginer des saveurs inédites. Le Chef reste d’ailleurs à ce jour un apprenti-sorcier : si certaines de ses recettes semblent avoir été appréciées (une soupe de brocolis aux épices douces et à la mangue fraîche, par exemple), d’autres suggestions se sont avérées… particulièrement indigestes (des tacos aux crevettes et à la vanille O_o’). Bref, le Chef ne prendra pas la place du chef avant un bon moment. Il n’empêche, le premier pas est franchi : nous entrons maintenant dans une nouvelle ère, où la cuisine devient science-fiction et ne sera plus jamais la même. A quand le piano-cocktail de l’Ecume des jours ? A quand les hydrateurs de nourriture de Retour vers le futur 2 ? A quand des repas contenus dans des tubes de dentifrice ? Pour en savoir plus sur ces cours de cuisine d’un nouveau genre, suivez le lien.

Le drame de la malbouffe

epuis 1975, le nombre d’enfants et d’adolescents obèses dans le monde a été multiplié par plus de dix, selon une étude publiée mercredi 11 octobre dans la revue médicale britannique The Lancet. Les auteurs de l’étude précisent que ces derniers restent moins nombreux que ceux en insuffisance pondérale et appellent à agir contre ces « deux fléaux », liés à la malnutrition. Toutefois, selon les conclusions de cette étude, basées sur les tendances observées ces dernières années, l’obésité juvénile devrait surpasser l’insuffisance pondérale d’ici à 2022. Les jeunes âgés de 5 à 19 ans considérés comme obèses étaient 11 millions en 1975. En 2016, ce nombre est passé à 124 millions, évalue l’étude menée par l’Imperial College de Londres et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Aucune région du monde n’est épargnée par le phénomène. Aux Îles Cook (Polynésie) par exemple plus de 30% des 5-19 ans sont touchés. Ce chiffre atteint ou dépasse les 20% aux États-Unis, en Égypte, en Arabie Saoudite ou encore à Puerto Rico Si les pays riches parviennent à limiter le phénomène, les pays en développement connaissent une augmentation des jeunes concernés par l’obésité. L’étude montre que depuis 2000, le nombre d’enfants ou d’adolescents en insuffisance pondérale est en légère diminution, sauf en Asie du Sud et du Sud-Est et en Afrique du Centre, de l’Est et de l’Ouest. En 2016, 192 millions d’enfants étaient considérés en sous-poids modéré ou sévère. Pour arriver à cette conclusion, les auteurs de l’étude se sont appuyés sur les données portant sur 31,5 millions de jeunes dans 200 pays. Parmi ces jeunes en sous-poids, les deux tiers habitent en Asie du Sud-Est, notamment en Inde. « Il y a toujours besoin de politiques qui encouragent la sécurité alimentaire dans les pays et les foyers à faible revenu. (…) Mais nos données montrent que la transition de l’insuffisance pondérale vers le surpoids de l’obésité peut se produire rapidement », avertit le Pr Majid Ezzati de l’Imperial College de Londres, qui a coordonné leurs travaux. Le spécialiste de santé environnementale met en garde en particulier contre le risque de « mauvaise transition alimentaire, avec une augmentation des aliments à forte teneur énergétique mais pauvres en nutriments ». « Très peu de politiques et de programmes essayent de rendre accessibles aux familles pauvres les aliments sains, tels que les céréales complètes et les fruits et légumes frais », a-t-il déploré, dans un communiqué accompagnant l’étude. Cela entraîne des inégalités sociales face à l’obésité et limite les possibilités de réduire ce fardeau, souligne le chercheur. L’obésité provoque des risques accrus de maladies chroniques, telles que le diabète, et de maladies cardiovasculaires.

Le verre du vin

Non, l’éternelle question du verre n’est pas de savoir s’il est à moitié plein ou à moitié vide : c’est de savoir s’il est de qualité. Il y a quelques jours, je suis en effet allé à un cours d’oenologie à Bordeaux lors duquel j’ai pu observer par moi-même le rôle qu’a le verre dans ce domaine. Si vous sifflez du vin pour vous abreuver pendant votre repas, et ce sans vous intéresser à sa robe et ses tannins, le verre que vous prendrez ne va bien sûr pas changer grand-chose.Vous pouvez tout aussi bien prendre un verre Amora. Néanmoins, dès qu’on sort des vins de table, il en va tout autrement : les bons vins se mettent réellement en valeur dans des réceptacles plus appropriés. Si vous n’avez jamais fait le test, je vous invite à goûter le même vin dans plusieurs verres de différentes formes. Vous constaterez que vous boirez des vins de différentes saveurs ! L’oenologue nous a ainsi rapporté une histoire intéressante qui le lui a bien montré. Il a offensé tous les convives durant une soirée oenologique qu’il avait menée : les goûteurs croyaient en effet qu’il leur proposait des vins de différentes qualités alors qu’il avait seulement servi le même vin, mais dans des verres de formes différentes ! Bref, pour profiter d’un vin de qualité lors d’une occasion particulière, mieux vaut opter pour des verres à pied. Ce n’est pas une simple question de snobisme : un bon vin a meilleur goût dans un bon verre. Les verres sont comparables à une chaîne hifi. Une chaîne bon marché vous permet d’entendre la musique, comme n’importe quel verre vous permet d’apporter le vin jusqu’à vos lèvres. Mais vous apprécierez bien davantage la musique si vous disposez de bons haut-parleurs ! C’est pareil pour le vin. Ce n’est que dans des verres spécialement conçus que vous pouvez discerner toutes les saveurs complexes d’un vin. Bref, ne faites pas l’impasse sur cette question !

En cuisine chez Ducasse

Autant j’adore regarder les émissions de télé-réalité culinaires, autant je déteste cuisiner. A la maison, c’est donc mon épouse qui se charge de cette partie des tâches ménagères (j’en prends d’autres à mon compte, rassurez-vous). Néanmoins, dernièrement, j’ai fait une entorse à mes habitudes : je me suis laissé appâter par un atelier de cuisine à Paris chez Ducasse. Et je dois dire que j’ai trouvé ça très agréable, au final. La chose peut paraître insolite, mais ça s’explique assez facilement, en définitive : on ne profite pas des mêmes conditions lorsqu’on cuisine dans un atelier ou chez soi ! En premier lieu, l’environnement change totalement : en ce qui me concerne, les cuisines étaient spacieuses et dotées d’un équipement dernier cri (chez moi, la plupart des appareils datent des années 70). En second lieu, il y avait un chef qui délivrait de précieux conseils, ce qui est assez sécurisant pour une personne qui manque de confiance dans ce domaine : je ne cuisine pas à la maison car je ne sais pas me débrouiller tout seul. Et puis aussi, j’ai pu faire l’impasse sur ce qui me déplaît le plus dans la cuisine : la vaisselle. Un commis s’en est chargé ! Et me concernant, je peux vous certifier que c’est important. Si je suis un inconditionnel de la vente à emporter, c’est en partie en raison de la vaisselle à n’en plus finir avec laquelle on se retrouve lorsqu’on est aux fourneaux. Et c’est la raison pour laquelle, même si j’ai apprécié cet atelier, ça ne m’a pas plus donné envie de réitérer l’exploit à la maison. Pour la simple et bonne raison qu’à la maison, je n’ai pas tous ces trucs qui rendent la cuisine beaucoup plus agréable ! Si vous offrez un jour un cours de cuisine en cadeau, ne proposez pas cette découverte en espérant faire changer la personne à qui vous l’offrez : ça ne marche pas. Mais si c’est dans l’optique que cette personne s’amuse, ce cours de cuisine à Paris chez Ducasse est idéal pour ça. Je vous mets d’ailleurs en lien le site du prestataire !Pour plus d’informations, allez sur le site de ce cours de cuisine à Paris chez Ducasse.

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HOP! lance une carte week-end

Vendue à compter de ce jeudi 5 avril, la carte Week-End d’Hop ! Air France permet de prendre l’avion moins cher, moyennant 69 euros par an. Mais est-elle vraiment rentable ? Prendre l’avion comme on prend le train pour une petite escapade, c’est un peu l’idée d’Hop ! Air France avec sa carte Week-End, une nouvelle offre vendue à partir du 5 avril. Valable un an et proposée à 69 euros (59 euros jusqu’au 11 avril), la carte Week-End d’Hop ! Air France permet de bénéficier de 25 % de réduction garantis sur plus de 60 liaisons domestiques, hors Corse et lignes saisonnières, sur les tarifs Basic, Basic + et Smart. Vous pouvez ainsi profiter d’un court ou long week-end, ou même de vacances. Une seule condition : passer la nuit du samedi sur place. Reste-t-il plus rentable de voyager avec la SNCF, ou même une compagnie d’autocars ? Du côté de la SNCF, l’abonnement annuel est un peu plus cher, à 75 euros (avec une réduction de 10 euros pour un renouvellement), et garantit 25% de remise sur les billets, non seulement pour le bénéficiaire mais aussi pour la personne qui l’accompagne. Un « plus » non négligeable. La rentabilité. Prenons l’exemple d’un trajet Paris-Lyon. Hop ! Air France assure que, grâce à sa carte Week-End, le client se verra proposer des billets à partir de 75 € l’aller-retour TTC (sans préciser pour quelles destinations), la carte étant ainsi amortie dès le premier aller-retour sur la base d’un tarif Smart et dès le 2ème aller-retour sur les tarifs moins onéreux Basic et Basic +. La SNCF, elle, estime que la carte est rentabilisée dès 2 allers-retours, un aller simple Paris-Lyon revenant à 97 euros sans la carte, contre 72 euros avec. En autocar, Flixbus propose par exemple un aller simple Paris-Lyon à partir de 18,90 euros.

Foodvisor – une photo pour manger sainement

Trop rapide, trop stressant, notre rythme de vie devient incompatible avec l’alimentation saine. Pourtant, 48% des français souhaitent mieux manger au quotidien. Si de nombreuses applications de #Nutrition existent, elles ont en général le défaut d’être chronophage. Foodvisor propose une alternative, connaître les calories de nos plats en les prenant en photo. Entretien exclusif. A mi-chemin entre Instagram et My Fitness Pal, l’#application Foodvisor fournit instantanément les informations nutritionnelles (calories, glucides, lipides, etc.) de votre plat à partir d’une simple photo. Capturez votre assiette, les aliments sont automatiquement reconnus par un algorithme. Ce système repose sur une base de données de plus de 1500 aliments. Autre avantage, elle livre chaque jour plusieurs conseils nutrition. Les algorithmes sont basés sur le deep learning, branche de l’intelligence artificielle. Elle consiste à reproduire le fonctionnement des neurones afin d’apprendre des concepts complexes à partir d’images simples. Ainsi, Foodvisor reconnaît non seulement les aliments, leurs valeurs nutritionnelles, mais estime également les quantités. Tout juste officiellement lancée en ce début 2017, la version 2.0 déjà un bel avenir devant elle. Né de l’idée de deux étudiants de l’Ecole Centrale Paris, Charles Boës et Yann Giret, ce concept était au départ un projet de fin d’études. Si les premières recherches sont officiellement lancées en avril 2015, l’idée est plus ancienne, comme l’explique Yann Giret, « Durant une année de césure, j’ai travaillé durant un an dans une start-up spécialisée dans les objets connectés de santé, Withings et je me suis rendu compte que les applications existantes pour surveiller son alimentation étaient assez rébarbatives puisqu’elles consistaient majoritairement à noter des aliments à la main dans une base de données. Je me suis donc associé avec Charles pour travailler sur un mécanisme qui permettrait de manger sainement, mais plus pratique que ces prédécesseurs. » En phase de test depuis plusieurs mois, l’algorithme de Foodvisor a rapidement acquis une grande fiabilité grâce à ses utilisateurs, se félicite Charles Boës. « Ce projet est devenu une startup à partir du moment où Gabriel [Samain] a rejoint l’équipe car grâce à lui, nous sommes passés de simples algorithmes à une véritable application. Son expérience dans l’entreprenariat et dans les logiciels a été d’une très grande aide. Nous sommes en perpétuelle amélioration de notre algorithme grâce à nos utilisateurs qui fournissent chaque jour de nouvelles données et photos. Ainsi, Foodvisor a pu devenir un outil complémentaire au travail des nutritionnistes, misant sur le suivi et la recommandation. » Source: challenge commercial.

Le food truck des îles

Kaoufe food truck c’est, depuis le 1er décembre, un nouveau camion de restauration à emporter ou à manger sur place à Castelnaudary. Tous les lundis et les samedis sur le parking de Gitem et du primeur Le Jardin de Riquet, Kaoufe food truck vous propose de découvrir la cuisine guadeloupéenne. Le principe est simple : un pain, le bokit, et vous choisissez votre garniture. À l’initiative de ce projet, Erwann et Gwenaëlle. Erwann, 26 ans, s’est inspiré des fameuses roulottes de la Guadeloupe pour créer son projet de restauration rapide. Une restauration de qualité puisque fast-food ne rime pas ici avec malbouffe. Le pain du bokit est fait par Erwann lui-même, qui s’appuie sur une forte expérience dans la restauration. Le jeune homme, qui souhaitait créer sa propre entreprise, n’a pas ménagé sa peine pour y arriver. Il a fait le tour des banques pour trouver un financement, et c’est la Société Générale à Castelnaudary qui a cru à cette aventure. Une aventure familiale, puisque Gwenaëlle, la maman d’Erwann, a quitté son travail de secrétaire médicale pour se mettre sous les ordres d’un chef «tyrannique»! Qualité, bonne humeur, optimisme et humour, voici les ingrédients d’une entreprise pleine de soleil et de saveurs.

Une cuisine associative

Toute la matinée de samedi, elles étaient huit à s’activer autour des fourneaux du Cercle laïque, à l’occasion de la reprise de l’atelier cuisine de l’association. Créé il y a une dizaine d’années par Kheira Chachi, l’atelier propose de préparer un repas complet, ensuite servi à un groupe d’invités. C’est un repas hongrois que les personnes étaient invitées à partager, samedi. Et c’est la Drouaise Marie-Dominique, passionnée de cuisine du monde, en particulier celle d’Europe de l’Est, qui était la conseillère culinaire du jour. « Nous avons prévu une salade en entrée, qui sera suivie d’un goulasch hongrois, puis d’un strudel au pavot », précise-t-elle. « Pour élaborer ce menu, j’ai fait des recherches que je me suis fait confirmer par un Hongrois. Il m’a expliqué qu’en ce qui concernait les desserts, ils étaient les mêmes en Hongrie qu’en Autriche. » Si la plupart des participantes étaient des habituées de l’atelier, les jeunes Laila et Anissa venaient, elles, pour la première fois. « Ne sachant pas cuisiner, je recherchais des cours à Dreux », confie Laila. « J’ai entendu parler de cet atelier dans la presse, et je suis ravie ! » Conquises, les deux jeunes femmes se sont immédiatement inscrites pour les sessions suivantes avec cuisine guadeloupéenne, le 20 décembre puis couscous, en janvier.