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Envie de cuisine

Dernièrement, j’ai suivi un cours de cuisine à Lyon. Ca ne paraît pas grand-chose, à première vue, mais il faut savoir qu’il y a encore un an, la probabilité que je cuisine était aussi mince que les convictions de François Hollande. Je crois que toute ma vie, j’ai détesté tout ce qui avait trait à la cuisine. Je laissais tout ça entre les mains expertes de ma femme. Lorsque j’étais contraint de cuisiner, je ressemblais à un tigre à qui on demande de mettre un slip. Et quand ma dulcinée me demandait de l’assister, elle finissait en général par jeter l’éponge. J’en mettais partout, à croire que je n’avais qu’une envie : mettre les aliments partout sauf là où ils devaient être. Au bout de cinq minutes de travail, il y en avait sur la table, sur le sol, sur les murs, les vêtements et les cheveux. Un vrai massacre. Ca se terminait toujours de la même façon, avec ma femme me priant diligemment de quitter la cuisine. Elle pensait même que je le faisais exprès ! Aujourd’hui, je ne saisis plus vraiment pourquoi j’étais aussi maladroit et inattentif. Le fait de cuisiner était pour moi un chemin de croix, ce qui fait que je paniquais pour les trucs les plus faciles. Un jour, pourtant, cette peur a disparu. Et là, tout a changé. Ce jour-là, je me suis mis en tête de préparer le repas du soir. Il n’y avait là rien de bien difficile : des spaghettis bolognaise. Bon, pour être honnête, ça a été un désastre complet, au point que mon plat a finalement atterri à la poubelle et qu’il m’a fallu une heure pour nettoyer toute la cuisine. Mais cela ne m’a pas découragé. En fait, peu après, j’ai fait un autre plat. Puis un autre. Ma famille traînait des pieds pour venir à table, parce que mes plats étaient rarement réussis. Mais au fur et à mesure, je me suis perfectionné. Et voyant que je ne lâchais pas l’affaire, ma femme a décidé de me donner les bases en m’offrant ce cours de cuisine à Lyon (suivez le lien pour le contact du chef). Et vous savez quoi ? Je n’y suis peut-être pas devenu un grand chef, mais je suis aussi fier qu’un enfant ayant reçu son Flocon des neiges !

Cité gastronomique à Lyon ?

Lyon va-t-elle accueillir la Cité de la gastronomie ? La Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) va implanter dans une ville française une cité consacrée à l’art culinaire dans le cadre de l’inscription à l’Unesco du « repas gastronomique des Français ». Le choix définitif sera arrêté à l’automne. Alors que le projet battait de l’aile faute de financement, la municipalité a reçu ces derniers jours des offres de partenaires privés. Le groupe de construction BTP Eiffage propose par exemple de reconvertir une partie de l’Hôtel-Dieu en vitrine de la gastronomie française. Plus qu’un simple musée, l’établissement pourrait intégrer un centre de formation géré par le chef étoilé de Haute-Loire Régis Marcon. Mais, pour Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon et président du réseau des villes gourmandes Délice, les 15 millions d’euros nécessaires à la construction de la cité ne sont pas acquis. La mairie cherche toujours des financement complémentaires. Les élections à venir pourraient aussi changer la donne. « Avec le nouveau gouvernement, l’aide publique apportée aux projets peut évoluer », rappelle Pierre Sanner, directeur de la MFPCA. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, encourage fortement la candidature de Lyon. Une épine dans le pied de la majorité socialiste municipale, qui peine à financer le projet. Lyon, candidate légitime par son amour historique pour le « bien-manger », a jusqu’à la mi-juillet pour définir son projet et déposer sa candidature.