Rien ne va plus dans le Parmesan

Certes c’est un fromage que les français consomment moins que le gruyère, mais avec des pates, rien de vaut des copeaux de Parmesan, c’est juste divin. Et pourtant, c’est toute la filière italienne qui est crise, notamment à cause de la contrefaçon de parmesan. Entre l’inflation des faux parmesans et un prix payé aux producteurs en baisse de 20 % en 2014, le fromage emblématique de l’Italie, conçu à partir de lait cru et écrémé de vaches issues de la race reggiana, protégé au niveau européen grâce à une appellation d’origine contrôlée depuis 1996, connaît une crise dévastatrice. Il avait pourtant résisté aux secousses du tremblement de terre fin mai 2012 en Emile-Romagne, qui avaient mis à terre quelque 300 000 meules de ce fleuron de la gastronomie italienne. Le prix du « parmigiano reggiano », le parmesan d’origine contrôlée, a diminué de 9,12 euros en janvier 2014 à 7,31 euros fin décembre, selon la Coldiretti, principale organisation agricole italienne, qui s’alarme de cette situation mettant en péril une industrie qui pèse quelque quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires, si on prend également en compte le « grana padano », proche du parmesan. Les producteurs de parmesan, établis en Emilie-Romagne entre Parme et Bologne, sont également furieux de la concurrence déloyale de « faux » parmesans produits un peu partout dans le monde. La semaine dernière, lors d’une manifestation dans le centre de Bologne, quelques-uns de ces fromages contrefaits étaient exposés au public (photo ci-dessous), tandis que des producteurs fabriquaient un « vrai » parmigiano quelques mètres plus loin. En 2014, et pour la première fois, la production de faux parmesans a dépassé celle du parmigiano reggiano.

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