Nom d’un caribou, mais c’est Noël

Parce que j’en ai assez de la traditionnelle bûche de Noël et de ces fichus marrons glacés dont on se gave chaque année sans vraiment les apprécier, j’ai décidé de me lancer pour ce Noël dans un dessert un peu plus original : une création personnelle dont l’un des ingrédients sera… le sirop d’érable. Pourquoi un tel choix ? Parce que j’ai découvert ce sirop unique lors d’un cours de cuisine, il y a quelques mois de cela. Et j’ai été surpris par sa saveur particulière, qui ne se résume pas à du sucre, contrairement à ce que l’on pourrait penser. A la fin de l’hiver et au début du printemps, en Nouvelle-Angleterre, dans les Etats du nord de l’Amérique et les provinces orientales du Canada, les températures diurnes plus clémentes réveillent l’érable à sucre, dont la sève recommence à circuler. Ce liquide transparent, peu épais et à peine sucré à l’état naturel, devient, une fois longuement bouilli, un sirop épais et sucré que les américains et les canadiens versent sur leurs crêpes et pancakes, et dont ils parfument les crèmes glacées. Saigner les érables pour récolter leur sève est un processus onéreux, mais dont le résultat en vaut la peine : car si le sirop qu’on en obtient est sucré, au-delà de cette première impression intense, c’est le goût presque fumé de l’érable qui s’attarde sur les papilles. Et ce petit goût de reviens-y offre à mon sens d’intéressantes perspectives de préparations. Si tester cet aliment vous tente, il vous faudra d’abord trouver un magasin spécialisé, proposant un sirop d’érable doux. Car s’il existe de nombreuses sortes de sirop d’érable, celles qui sont proposées en grande surface sont à peine mieux que du sucre. Mais d’autres sortes existent, plus intéressantes à préparer. La classification du sirp d’érable est un sujet complexe, car les critères varient en fonction des régions. Alors comment les distinguer ? On se fonde toujours sur sa couleur, d’un ambre plus ou moins foncé. L’intensité de cette dernière reflète celle du goût : les sirops plus clairs ont une saveur plus délicate tandis que celle des plus foncés est plus prononcée. Mon prochain cours de cuisine n’aura pas lieu avant l’année prochaine, mais je sais qu’il portera sur la cuisine du monde. Peut-être alors aurai-je à vous proposer de nouvelles saveurs inédites ? Stay tuned, comme dit mon neveu.

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