Bulgari se met à la muscade

Un parfum à la noix de muscade qui vous donnera une bonne odeur et vous donnera envie de manger ? C’est possible. Notamment avec le nouveau parfum Bulgari, largement inspiré d’Indonésie avec ses fragments de muscade. Élaboré par le maître parfumeur espagnol Alberto Morillas, le jus s’articule autour de la tubéreuse indienne, une fleur connue pour son caractère sensuel, enrichie de notes fruitées de fleurs d’osmanthus. L’essence renferme également un accord mandarine-safran, agrémenté d’effluves de bois indiens et d’ambre. « La collection Omnia est une alchimie de fragrances qui se répondent les unes aux autres, à travers une série complète de valeurs que je partage, en tant que créateur de parfums, avec Bulgari. D’abord, le goût pour les matières premières exceptionnelles, mais aussi le désir de créer quelque chose de nouveau pour le joaillier romain afin que, comme ses bijoux, les parfums de cette collection soient instantanément reconnaissables », confie Alberto Morillas. Mais la note la plus forte est celle de la muscade, un fruit qui sert depuis longtemps le monde de la parfumerie. Originaire d’Indonésie, la muscade était si prisée des Hollandais et des Portugais, qui colonisèrent les îles au début du XVlle siècle, qu’elle entraîna une rivalité qui fit couler le sang. Les Britanniques, qui occupèrent plus tard les Moluques, apportèrent le muscadier dans les Antilles, ou la muscade est désormais cultivée, en particulier sur l’île de la Grenade. Le fruit du muscadier, le pala munis, ressemble à un grand abricot. À l’intérieur, une amande ovale, brillante et châtain est encerclée d’arilles rouges en dentelle. Les arilles séchés deviennent dumacis, tandis que l’amande dure interne devient la noix de muscade. En Indonésie, la chair extérieure du fruit est cristallisée pour faire un bonbon populaire appelé manisan pala. Au Sri Lanka, on fait une confiture à partir du fruit. Les vrais cuisiniers râpent leur propre noix de muscade, qui offre un goût supérieur a celui de la version en poudre. Il suffit d’un petit peu de muscade pour aromatiser les plats salés ou sucrés. La muscade entraîne, comme l’avertit l’herboriste anglais Nicholas Culpeper (1616-1 ó54), le délire chez ceux qui en abusent. Source : création de parfum.

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